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« Ils ont dit non à la guerre »

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Cahiers de la Réconciliation n° 3-4 2025

Le dossier de ce numéro, donne la parole à Gregor Rehm, théologien, diacre et éducateur, chargé de mission pour la paix et l’écologie dans l’Église protestante du Palatinat, en Allemagne.

Pour analyser les liens entre l’armée et la crise climatique, il a choisi de réfléchir sur le thème des puissances et des pouvoirs, en écho à la citation de l’épître aux Éphésiens (6, 12), « Nous nous battons contre des puissances et des pouvoirs ».

Il s’appuie sur son expérience personnelle, ecclésiale et militante pour ouvrir sa réflexion qu’il poursuit en se référant à la pensée de deux théologiens, Paul Tillich et Walter Wink, dont les oeuvres sont connues des théologiens et des militants allemands.

L’analyse du pouvoir nucléaire (civil et militaire) à partir de la méthode du triangle de Jean et Hildegard Goss-Mayr conclut ce cheminement qui vise à renouveler l’engagement non-violent au milieu des crises contemporaines.

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Pour une nouvelle approche de la coopération franco-britannique en matière de sécurité                                                                         

           Le 2 novembre 2025 marque le 15ème anniversaire de la signature des traités dits de Lancaster House par Nicolas Sarkozy et David Cameron. En juillet dernier, Emmanuel Macron et Keir Starmer ont réaffirmé leur attachement à ces traités et à une coopération militaire accrue entre nos deux pays notamment dans le domaine des armements nucléaires.

Désarmement nucléaire

Nous souhaitons promouvoir une autre vision de la sécurité pour nos pays, pour l’Europe et pour le monde, une vision plus large, plus efficace, plus morale, moins dangereuse et non ruineuse. Nous demandons aussi que nos deux pays, les deux seuls dotés de l’arme nucléaire en Europe, prennent des mesures significatives en vue du désarmement nucléaire. Pour cela, nous organisons une conférence à Londres sur une vision alternative de la sécurité pour la France et le Royaume-Uni

                        samedi 1er novembre 2025 de 10 h à 12h30

                        The Community Hall, St Anne’s Church (55 Dean Street, London W1 6AF

La conférence sera suivie d’une marche et de trois vigies :

1.30-2 pm :     Vigie à l’ambassade de France

2-2.30 pm :     Marche jusqu’à Lancaster House

2.30-3 pm :     Vigie à Lancaster House

3-3.30 pm :     Marche jusqu’à Downing Street

3.30-4 pm :     Vigie devant le 10 Downing Street                  .

            En novembre 2010, le Royaume-Uni et la France ont conclu deux traités bilatéraux connus au Royaume-Uni sous le nom de ‘Lancaster House Treaties’ et en France de ‘traités de Lancaster House/Teutatès’ : un traité sur la « coopération en matière de défense et de sécurité » et un traité relatif aux « installations radiographiques et hydrodynamiques communes ».

            Parmi les objectifs du Traité de coopération en matière de défense et de sécurité figure la « garantie de la viabilité et de la sécurité » des  « moyens de dissuasion nationaux « de chaque pays. L’objectif du ‘Joint Radio-graphic/Hydrodynamics’ est la coopération sur la « sûreté et la sécurité des armes nucléaires, la certification des stocks et la lutte contre le terrorisme nucléaire ou radiologique ».

            En violation de l’esprit et de la lettre de l’article 6 du TNP, ces accords sont mis en oeuvre dans le site britannique d’Aldermaston et dans celui du CEA-DAM de Valduc, près de Dijon.

Sécurité en Europe et paix mondiale

            Le recours de nos deux pays à la dissuasion nucléaire pour leur défense, leur coopération continue sur les applications nucléaires, la modernisation des arsenaux nucléaires, leurs récentes discussions concer-nant l’extension leur prétendue protection à nos alliés européens, tout cela est selon nous contraires aux objectifs de sécurité en Europe et de paix mondiale.           

          Nous examinerons des visions alternatives de la sécurité lors de la conférence du 1er novembre et adresserons une lettre ouverte au Président de la République française et au Premier ministre britannique, signée par 13 organisations, religieuses et non confessionnelles, des deux côtés de la Manche.
            En amont et en soutien de cette conférence de Londres, des événements sont organisés
        – le 23 octobre à Dijon où une conférence de presse aura lieu le matin, suivie dans l’après-midi d’une vigie citoyenne près de Valduc,
        – et le 28 octobre en Écosse, où des organisations travaillant à la paix se réunissent à Édimbourg.

                    Les intervenants à la conférence de Londres sont [1] :

  • Mgr Bruno-Marie Duffé, ancien Secrétaire général du Dicastère pour le Service du développement humain intégral au Vatican
  • Joanna Frew, coordinatrice, Rethinking Security Network
  • Étienne Godinot, membre cofondateur du Mouvement pour une Alternative Non-Violente (MAN)
  • Mgr William Kenney, évêque émérite de Birminghan, co-auteur de la déclaration « Called to be Peacemakers » publiée par la commission des Affaires internationales de la Catholic Bishops’ Confe-rence of England and Wales.
  • Mgr William Nolan, archevêque de Glasgow (texte lu par Marian Pallister, présidente de Pax Christi Scotland)
  • Général (2S) Bernard Norlain, président de l’association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire – IDN (texte lu par Tinah Rakotoarimanga, membre du Bureau d’IDN)

La conférence et la marche sont organisées par :

  • Christian Campaign for Nuclear Disarmament (CCND)
  • Commission Justice & Paix – France
  • Fellowship of Reconciliation Angleterre et Ecosse
  • Justice et Paix Écosse
  • Mouvement International de la Réconciliation (MIR-France)
  • Pax Christi Angleterre et Pays de Galles
  • Pax Christi Écosse
  • Pax Christi France

et soutenues par :

  • Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN-France)
  • Collectif Bourgogne-Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires
  • Haringey CND
  • Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN)
  • Mouvement pour une Alternative Non-violente – MAN
  • Scottish CND
  • Trident Ploughshares


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La France a-t-elle oublié Hiroshima et Nagasaki ?

 

English below

Tribune des organisations membres de la campagne ICAN France (dont le MIR-France) parue dans Libération du 4 août 2025

L’idée portée par Emmanuel Macron d’européaniser la dissuasion nucléaire française s’inscrit dans une fuite en avant mortifère qui gagne dangereusement le monde, s’alarment des ONG, au moment où l’on commémore l’horreur des 6 et 9 août 1945.

L’idée portée par Emmanuel Macron d’européaniser la dissuasion nucléaire française s’inscrit dans une fuite en avant mortifère qui gagne dangereusement le monde, s’alarment des ONG, au moment où l’on commémore l’horreur des 6 et 9 août 1945.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, 220 000 personnes ont péri à Hiroshima et Nagasaki entre les et 9 août et la fin de l’année 1945. Parmi elles, près de 38 000 enfants. Celles qui ont survécu, les hibakusha, sont la mémoire vivante de l’horreur nucléaire. Elles ont été marquées chaque jour de leur existence dans leur chair et leur esprit : maladies radio-induites, exclusion sociale, stress post-traumatique, fausses couches… Leurs descendants sont également impactés par ces explosions.

Visiter Hiroshima ou Nagasaki bouleverse quiconque se rend sur les lieux de mémoire. Comment expliquer alors qu’Emmanuel Macron ait pu écrire, en 2023, sur le livre d’or du Musée de la paix d’Hiroshima, à la suite de la réunion du G7, ces mots de compassion empruntés à Albert Camus, que « la paix est le seul combat qui mérite d’être mené», et marteler, d’un ton martial, ce 13 juillet lors d’un discours aux armées : « Pour être libre dans ce monde, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant » ?

En quelques secondes, sa compassion

pour les victimes s’est effacée au profit de l’affirmation péremptoire d’une puissance qui repose sur la pérennisation d’un arsenal nucléaire et sur l’exercice permanent de la menace d’emploi de ces armes de destruction massive. Au-delà de l’éthique, ces paroles heurtent les fondements mêmes du droit international. Elles contredisent la Charte des Nations unies, qui appelle à «maintenir la paix», à « [s’abstenir] de recourir à la menace ou à l’emploi de la force », à agir pour la réduction des armements. Elles piétinent les principes de sécurité collective, de coopération internationale, d’égalité souveraine entre les peuples.

Les commémorations du 6 et du 9 août n’ont qu’un seul but : rappeler l’impensable pour empêcher qu’il ne se reproduise. Pourtant, les signaux sont inquiétants. Si l’arme nucléaire n’a pas été directement utilisée au cours d’une guerre depuis 1945, le tabou autour de son emploi se fissure. Les discours encourageant à plus d’armes nucléaires comme systèmes de protection (par exemple du Premier ministre belge, De Wever, et du président polonais, Duda) et les actes proliférants (accroissements des arsenaux britanniques et chinois, renforcement de la composante nucléaire aérienne de l’Inde par la vente de Rafales), ajoutés aux menaces explicites (Russie, Corée du Nord) font que sa fin devient possible.

Le Président veut étendre l’ombre de la dissuasion de la France à l’échelle européenne. Faire peur à Poutine, compenser le retrait américain, garantir la sécurité du continent… Ce raisonnement, aux allures de stratégie, n’est en réalité qu’une fuite en avant. Il alimente une spirale d’insécurité, où chaque mouvement provoque une réaction, où la prolifération nucléaire est inévitable.

Confrontée à cette logique de préparation au suicide collectif, une majorité croissante d’Etats, y compris européens, membres ou signataires du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), contestent aujourd’hui frontalement cette vision du monde fondée sur la dissuasion nucléaire.

Leur attitude repose en premier lieu sur une logique de renforcement de la sécurité collective, et non sur la naïveté ou l’angélisme. Ils veulent, eux aussi, protéger leurs « intérêts vitaux » menacés en permanence par les conséquences potentielles d’un emploi délibéré, involontaire, accidentel ou dû a une erreur de calcul d’armes nucléaires. Ils savent qu’une guerre nucléaire au cœur de l’Europe, ou dans le sud asiatique, aura des conséquences tant humanitaires qu’économiques ou climatiques, quel que soit l’emplacement géographique de leur Etat.

Deuxièmement, ces Etats rappellent que la dissuasion nucléaire est une théorie invérifiable, qui repose sur la chance et une perception de la rationalité des adversaires, or celle-ci est obligatoirement différente pour chacun des protagonistes. Lors de la troisième réunion du TIAN, en mars 2025, ils ont déclaré sans ambiguïté : « L’affirmation selon laquelle la dissuasion nucléaire a déjà permis d’éviter une guerre a  grande échelle et un conflit nucléaire [est] impossible a  prouver de manière concluante, et il n’existe aucune certitude quant à son efficacité future. »

Enfin, les gouvernements engagés dans le TIAN sont lucides : la dissuasion nucléaire n’est pas la solution, elle est le problème. Elle entretient une logique d’affrontement, renforce la course aux armements (nucléaires comme conventionnels), fragilise les traités et légitime enfin l’exercice de la menace comme mode de relation entre Etats. L’idée d’européaniser la dissuasion française est un engrenage dangereux. Elle provoquera des réactions russes, nourrira les ambitions d’autres puissances nucléaires ou du seuil, et alimentera la fin du régime de non-prolifération nucléaire.

L’appel d’Albert Camus le 8 août 1945, deux jours après Hiroshima, est plus que jamais d’actualité : « Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison. »

Premières organisations membres de ICAN France signataires :

Greenpeace France,

Observatoire des armements,

Initiatives pour le désarmement nucléaire,

Mouvement national de lutte pour l’environnement,

Mouvement pour une alternative Non-violente,

Pugwash- France,

Union européenne de la paix,

Mouvement de la paix,

Collectif Bourgogne-Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires,

Abolition des armes nucléaires – Maison de vigilance,

Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires,

Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples,

Agir pour le désarmement nucléaire Bourgogne-Franche- Comté, Feyzin-Europe,

Mouvement international de la Réconciliation France,

Union démocratique bretonne,

Mouvement Utopia,

Réseau Sortir du nucléaire.

Cet article est paru dans Libération (site web) : 

https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/la-france-a-t-elle-oublie-hiroshima-et-nagasaki-20250804_VICHHCYBTRH3JHSHP3Y5A6X2IE/

 

Has France forgotten Hiroshima and Nagasaki?

 

By member organizations of the ICAN France campaign published in Libération on 4 August 2025

Emmanuel Macron’s idea of Europeanizing France’s nuclear deterrent is part of a deadly rush forward that is dangerously spreading across the world, NGOs warn, as we commemorate the horror of August 6 and 9, 1945. According to the International Committee of the Red Cross, 220,000 people died in Hiroshima and Nagasaki between August 6 and 9 and the end of 1945. Among them were nearly 38,000 children. Those who survived, the hibakusha, are the living memory of nuclear horror. They have been marked every day of their lives in their flesh and spirit: radiation-induced diseases, social exclusion, post-traumatic stress, miscarriages… Their descendants are also affected by these explosions.

Visiting Hiroshima or Nagasaki is a deeply moving experience for anyone who goes to these places of remembrance. How, then, can we explain that Emmanuel Macron was able to write, in 2023, in the guest book of the Hiroshima Peace Museum, following the G7 meeting, these words of compassion borrowed from Albert Camus, that « peace is the only fight worth fighting », and then hammer home, in a martial tone, on July 13 during a speech to the armed forces: “To be free in this world, you must be feared. To be feared, you must be powerful”? In a matter of seconds, his compassion for the victims gave way to the peremptory assertion of a power based on the perpetuation of a nuclear arsenal and the permanent threat of the use of these weapons of mass destruction.

Beyond ethics, these words strike at the very foundations of international law. They contradict the United Nations Charter, which calls for « maintaining peace », “refraining from the threat or use of force,” and acting to reduce armaments. They trample on the principles of collective security, international cooperation, and sovereign equality among peoples.

The commemorations on August 6 and 9 have only one purpose: to remember the unthinkable in order to prevent it from happening again. Yet the signs are worrying. Although nuclear weapons have not been used directly in war since 1945, the taboo surrounding their use is cracking. Discourse encouraging more nuclear weapons as a means of protection (for example, by Belgian Prime Minister De Wever and Polish President Duda) and actions Hiroshima, Japan, about a month after the US nuclear bombing of August 6, 1945) or proliferating (increases in British and Chinese arsenals, strengthening of India’s nuclear air force through the sale of Rafale fighter jets), added to explicit threats (Russia, North Korea), make the end of this taboo possible.

The President wants to extend the shadow of France’s deterrence to the European level. To scare Putin, compensate for the American withdrawal, guarantee the security of the continent… This reasoning, which looks like a strategy, is in reality nothing more than a headlong rush. It fuels a spiral of insecurity, where every move provokes a reaction, where nuclear proliferation is inevitable.

Faced with this logic of preparing for collective suicide, a growing majority of states, including European ones, parties to, or signatories of, the Treaty on the Prohibition of Nuclear Weapons (TPNW), are now openly challenging this worldview based on nuclear deterrence. Their attitude is based primarily on a logic of strengthening collective security, not on naivety or idealism. They too want to protect their “vital interests,” which are constantly threatened by the potential consequences of the deliberate, unintentional, accidental, or miscalculated use of nuclear weapons. They know that a nuclear war in the heart of Europe or in South Asia will have humanitarian, economic, and climatic consequences, regardless of the geographical location of their state.

Secondly, these states point out that nuclear deterrence is an unverifiable theory, based on luck and a perception of the rationality of adversaries, which is necessarily different for each of the protagonists. At the third TPNW meeting in March 2025, they stated unequivocally: « The claim that nuclear deterrence has already prevented large-scale war and nuclear conflict [is] impossible to prove conclusively, and there is no certainty about its future effectiveness. »

Finally, the governments involved in the TPNW are clear-headed: nuclear deterrence is not the solution, it is the problem. It perpetuates a logic of confrontation, reinforces the arms race (both nuclear and conventional), weakens treaties, and ultimately legitimizes the use of threats as a means of relations between states. The idea of Europeanizing French deterrence is a dangerous spiral. It will provoke Russian reactions, fuel the ambitions of other nuclear or threshold powers, and contribute to the end of the nuclear non-proliferation regime.

Albert Camus’ appeal on August 8, 1945, two days after Hiroshima, is more relevant than ever: “Faced with the terrifying prospects opening up before humanity, we see even more clearly that peace is the only battle worth fighting. It is no longer a prayer, but a command that must rise from the people to their governments, the command to choose definitively between hell and reason.”

Signatures

 

Link to Libération‘s website: 

https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/la-france-a-t-elle-oublie-hiroshima-et-nagasaki-20250804_VICHHCYBTRH3JHSHP3Y5A6X2IE/

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Cahiers de la Réconciliation n° 1-2 2025

Violence de la société et rôle des chrétiens

Chacun(e) constate une montée de la violence dans les relations sociales à tous les niveaux et une agressivité assez générale qui va des relations interpersonnelles jusqu’au sommet de l’État et aux rapports entre les nations.

C’est un délitement et une destruction des liens sociaux entre les individus qui affaiblit l’unité de la société et sa capacité à relever collectivement les défis sociaux, économiques et environnementaux.

Dans ce dossier des Cahiers de la Réconciliation, un sociologue et un pasteur nousinvitent, chacun à leur façon, à comprendre les mécanismes de cette dégradation des relations et interrogent le rôle que les chrétiens pourraient jouer dans la société dans ce domaine.

Vous trouverez aussi des information sur les engagements du MIR France : Israël-Palestine, lutte contre les armes nucléaires, objection de conscience en Europe.
Ana Raffai poursuit sa méditation et sa réflexion sur l’action sur la paix en temps de guerre, à partir de son expérience dans les Balkans.

Commande au secrétariat du MIR.

 

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Le rapport annuel du BEOC sur l’objection de conscience est paru

Un appel à sauvegarder le droit de refuser de tuer et de résister aux guerres


Le Bureau européen pour l’objection de conscience (EBCO) vient de publier son rapport annuel « Objection de conscience au service militaire en Europe – 2024 ».

Chaque année, l’EBCO publie un rapport annuel sur l’objection de conscience au service militaire en Europe, en s’appuyant sur les contributions des gouvernements nationaux, des institutions de défense des droits de l’homme, des ONG et des réseaux de solidarité. Le rapport est présenté au Parlement européen, à l’Assemblée parlementaire et au Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, ainsi qu’aux autorités nationales compétentes – chaque fois accompagné d’une série de recommandations ciblées.

L’objection de conscience au service militaire est un Droit humain fondamental qui doit être protégé. Elle est inhérente au Droit humain à la liberté de pensée, de conscience et de religion, énoncé à l’art. 18 de la Déclaration des droits de l’homme, à l’art. 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), à l’art. 10 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – et, tel que défini par le Forum européen de la jeunesse et la Déclaration des 75 droits de l’homme de l’ONU, est un droit de la jeunesse.

Ce rapport 2024 présente la situation de l’objection de conscience dans 49 pays européens et analyse les développements dans les organes internationaux et la jurisprudence.

Il documente en particulier les violations persistantes des droits des objecteurs de conscience – notamment en Russie, en Ukraine, au Belarus, en Turquie, à Chypre et en Grèce – et les nouvelles menaces qui pèsent sur le droit à l’objection de conscience dans le cadre du Conseil de l’Europe. Notamment, le BEOC et ses partenaires ont intenté une action en justice en déposant une plainte collective auprès du Comité européen des droits sociaux au sujet de la Grèce, reflétant ainsi une volonté plus large de faire respecter les protections prévues par la Charte sociale européenne.

En publiant ce rapport, le BEOC rappelle que, bien que ce rapport se concentre sur les pays membres du Conseil de l’Europe, il est également solidaire de tous les prisonniers d’opinion, des résistants non-violents à la guerre et à la militarisation dans le monde entier, y compris en Israël/Palestine, au Myanmar, au Soudan, en Colombie et dans d’autres pays qui n’entrent pas dans le champ d’application géographique de ce rapport.

Télécharger le rapport en anglais : 2025-06-05-EBCO_Annual_Report_2024

Vers le site du BEOC

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Communiqué

 

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Spiritualité

colombe

Citations

La non-violence est la loi de l’espèce humaine comme la violence est celle de la brute. (…) La dignité de l’homme exige de lui l’obéissance à une loi supérieure, à la force de l’esprit.
Gandhi

Cahiers

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A lire

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