{"id":470,"date":"2020-02-22T16:37:31","date_gmt":"2020-02-22T15:37:31","guid":{"rendered":"http:\/\/mirfrance.org\/MIR\/?p=470"},"modified":"2020-02-25T18:41:56","modified_gmt":"2020-02-25T17:41:56","slug":"470-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mirfrance.org\/MIR\/470-2\/","title":{"rendered":"Les antith\u00e8ses de Matthieu. Soumission ou r\u00e9sistance ? par Walter Wink"},"content":{"rendered":"<p>Beaucoup de \u00ab\u00a0pacifistes\u00a0\u00bb continuent \u00e0 fonder leur opposition \u00e0 la violence et \u00e0 la guerre sur une mauvaise compr\u00e9hension de l&rsquo;enseignement de J\u00e9sus et beaucoup de th\u00e9ologiens font de m\u00eame.<\/p>\n<p><strong>Ne pas r\u00e9sister ?<\/strong><\/p>\n<p>Dans un passage bien connu du Sermon sur la montagne, J\u00e9sus recommande \u00e0 ses disciples de ne pas rendre coup pour coup, mais de tendre l&rsquo;autre joue, de donner deux v\u00eatements plut\u00f4t qu&rsquo;un, de marcher deux mille avec qui en exige un. Bref, de \u00ab\u00a0ne pas r\u00e9sister au m\u00e9chant\u00a0\u00bb (Matthieu 5, 38-41). Beaucoup de pacifistes interpr\u00e8tent ce \u00ab\u00a0ne pas r\u00e9sister\u00a0\u00bb comme un enseignement de non-r\u00e9sistance au mal. Conclusion \u00e9trange, puisque J\u00e9sus lui-m\u00eame a r\u00e9sist\u00e9 au mal avec toutes les fibres de son \u00eatre.<\/p>\n<p>St Augustin reconnaissait que l\u2019Evangile enseigne la non-r\u00e9sistance. C&rsquo;est pourquoi il d\u00e9clarait qu&rsquo;un chr\u00e9tien ne doit pas se pr\u00e9occuper de sa d\u00e9fense personnelle. Il ajoutait cependant : \u00ab\u00a0si quelqu&rsquo;un attaque mon voisin, alors le commandement d&rsquo;amour demande que je le d\u00e9fende, par la force des armes si n\u00e9cessaire\u00a0\u00bb. Il ouvrait ainsi la porte \u00e0 la th\u00e9orie de la guerre juste, \u00e0 la d\u00e9fense militaire de l&rsquo;Empire romain et \u00e0 l&rsquo;utilisation de la violence et de la peine capitale. A sa suite, les chr\u00e9tiens ont justifi\u00e9 bien des guerres, souvent men\u00e9es dans le seul but de satisfaire un int\u00e9r\u00eat national \u00e9go\u00efste, qualifi\u00e9 de \u201cjuste\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Certes, l&rsquo;Evangile n&rsquo;enseigne pas la non-r\u00e9sistance au mal. Il n&rsquo;appelle pas pour autant \u00e0 la guerre juste. Le mot grec traduit par \u00ab\u00a0r\u00e9sister\u00a0\u00bb en Matthieu 5, 39 est <em>antist\u00e9na\u00ef<\/em> qui signifie litt\u00e9ralement se tenir (<em>st\u00e9nai<\/em>) contre (<em>anti<\/em>). Ce mot <em>antist\u00e9na\u00ef<\/em> est utilis\u00e9 dans la version grecque de l&rsquo;Ancien Testament, le plus souvent comme terme technique pour la guerre. Il d\u00e9crit la mani\u00e8re de marcher de deux ann\u00e9es oppos\u00e9es, jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 leurs rangs se rencontrent. A ce moment elles se trouvent debout (<em>st\u00e9nai<\/em>) l&rsquo;une contre l&rsquo;autre (<em>anti<\/em>). \u00c9ph\u00e9siens 6, 13 utilise cette image : \u00ab\u00a0Saisissez donc l&rsquo;armure de Dieu, afin qu&rsquo;au jour mauvais vous puissiez r\u00e9sister et demeurer debout, ayant tout mis en \u0153uvre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;image n&rsquo;est pas celle d&rsquo;un boxeur qui essaie de donner des coups pour se maintenir debout, mais celle d&rsquo;un homme qui refuse de s&rsquo;opposer \u00e0 son adversaire avec les m\u00eames moyens que lui. J\u00e9sus nous demande express\u00e9ment d&rsquo;\u00e9viter le pi\u00e8ge du mal, de refuser \u00e0 l&rsquo;opposant la possibilit\u00e9 de dicter les m\u00e9thodes de notre combat. La traduction correcte serait celle que l&rsquo;on trouve dans la version la plus ancienne de cette parole : \u00ab\u00a0Ne rends pas le mal pour le mal\u00a0\u00bb (Romains 12, 17; 1 Thes. 5, 15; 1 Pierre 3, 9). Les exemples qui suivent confirment cette lecture.<\/p>\n<p><strong>Tends l&rsquo;autre joue<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si quelqu&rsquo;un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l&rsquo;autre\u00a0\u00bb (Matthieu 5, 39). Pour comprendre ce texte, il faut bien se repr\u00e9senter la sc\u00e8ne. Pour gifler, du plat de la main, la joue droite d&rsquo;une personne en face de soi; d&rsquo;un adversaire, il faut utiliser la main gauche. Or \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de J\u00e9sus, la main gauche \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e aux taches malpropres. A Qumran par exemple, dans la communaut\u00e9 religieuse qui s&rsquo;y trouvait, faire des gestes de la main gauche provoquait l&rsquo;exclusion de l&rsquo;assembl\u00e9e et une p\u00e9nitence de dix jours. Pour frapper la joue droite de l&rsquo;autre avec votre main droite, il vous faut donc utiliser le revers de la main. Or, le coup donn\u00e9 avec le revers de la main n&rsquo;\u00e9tait ainsi pas tant un coup pour blesser qu&rsquo;un geste pour insulter, humilier, d\u00e9grader. Il n&rsquo;\u00e9tait pas adress\u00e9 \u00e0 un \u00e9gal, mais seulement \u00e0 un inf\u00e9rieur. Les ma\u00eetres frappaient ainsi leurs esclaves, les maris leurs femmes, les parents leurs enfants, les Romains les juifs. Le but de cette gifle \u00e9tait de forcer quelqu&rsquo;un qui sortait du rang \u00e0 revenir \u00e0 sa position sociale normale.<\/p>\n<p>Quand il dit : \u00ab\u00a0si quelqu&rsquo;un te frappe\u2026\u00a0\u00bb, J\u00e9sus s&rsquo;adresse \u00e0 des gens habitu\u00e9s \u00e0 \u00eatre humili\u00e9s. Il leur dit refusez d\u00e9sormais d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9s ainsi. S&rsquo;ils vous frappent du revers de la main, tendez l&rsquo;autre joue. En tendant l&rsquo;autre joue, vous rendez le geste de votre ma\u00eetre impossible \u00e0 recommencer. C&rsquo;est comme raconter une blague deux fois de suite; si elle ne marche pas la premi\u00e8re fois, elle ne marchera pas la seconde fois. La joue gauche offre certes une cible parfaite pour un coup donn\u00e9 avec le poing droit; mais seuls des \u00e9gaux peuvent \u00e9changer des coups de poing. Et la derni\u00e8re chose que le ma\u00eetre souhaite est bien d&rsquo;\u00e9tablir une \u00e9galit\u00e9 avec des subalternes. Il ne lui reste alors, en tout \u00e9tat de cause, rien d&rsquo;autre faire.<\/p>\n<p>En pr\u00e9sentant sa joue, l\u2019\u201cinf\u00e9rieur\u00a0\u00bb exprime ceci : je suis un \u00eatre humain, comme toi. Je refuse d\u00e9sormais d&rsquo;\u00eatre humili\u00e9. Je suis ton \u00e9gal. Dieu m&rsquo;a cr\u00e9\u00e9. Je n&rsquo;accepterai plus d\u00e9sormais mon \u00ab\u00a0inf\u00e9riorit\u00e9\u00a0\u00bb. Un tel d\u00e9fi est loin d&rsquo;\u00eatre un moyen d&rsquo;\u00e9viter les probl\u00e8mes. Une soumission en douceur, c&rsquo;est ce que le ma\u00eetre attend. L&rsquo;attitude de la joue tendue peut attirer sur son auteur la flagellation, ou pire encore. Mais la cause a \u00e9t\u00e9 entendue. Les puissants ont perdu le pouvoir de soumettre les peuples. Et quand un grand nombre se met \u00e0 se conduire ainsi, une r\u00e9volution sociale est en marche.<\/p>\n<p>L&rsquo;habituelle interpr\u00e9tation de ce passage est bien diff\u00e9rente, elle qui voudrait que nous tendions l&rsquo;autre joue pour que celui qui nous a frappes puisse simplement recommencer. Combien de fois cette interpr\u00e9tation a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e a des femmes et des enfants battus. Ce n&rsquo;\u00e9tait pourtant pas ce que J\u00e9sus voulait dire. A de telles victimes il conseillait au contraire : d\u00e9fends-toi, garde le contr\u00f4le de tes r\u00e9ponses, ne r\u00e9pond pas \u00e0 l&rsquo;oppresseur avec gentillesse, mais trouve une nouvelle voie, une troisi\u00e8me voie qui ne soit ni soumission l\u00e2che ni repr\u00e9sailles violentes.<\/p>\n<p><strong>Donne aussi ton manteau<\/strong><\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me exemple que donne J\u00e9sus est semblable. \u00ab\u00a0A qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau\u00a0\u00bb (Matthieu 5, 40). J\u00e9sus ne conseille pas aux gens d&rsquo;ajouter \u00e0 leur humiliation par la renonciation \u00e0 obtenir justice, comme tant de commentateurs ont sugg\u00e9r\u00e9. Il dit au contraire \u00e0 de pauvres d\u00e9biteurs, \u00e0 qui il ne reste plus que les v\u00eatements qu&rsquo;ils ont sur le dos, d&rsquo;utiliser le syst\u00e8me contre lui-m\u00eame. Deut\u00e9ronome 24, 10 dit en effet qu&rsquo;un cr\u00e9diteur peut prendre comme garantie pour un pr\u00eat le v\u00eatement d&rsquo;un pauvre (Matthieu donne ce d\u00e9tail en sens inverse; cf. Luc 6, 29), mais il doit lui \u00eatre rendu chaque soir afin que le pauvre homme ait quelque chose pour dormir.<\/p>\n<p>Ainsi J\u00e9sus dit a ces pauvres gens : \u00ab\u00a0la prochaine fois qu&rsquo;ils vous tra\u00eeneront devant le tribunal et vous prendront votre manteau, donnez-leur aussi votre tunique\u00a0\u00bb. C&rsquo;est-\u00e0-dire tout ce que vous avez. J\u00e9sus leur demande de se mettre nus au tribunal. En Isra\u00ebl, la nudit\u00e9 apporte de la honte, mais sur la personne qui voit cette nudit\u00e9 (Gen\u00e8se 9, 20-29). C&rsquo;est presque du th\u00e9\u00e2tre burlesque ! Imaginez le pauvre d\u00e9biteur enlevant son manteau et, \u00e0 la surprise et \u00e0 la consternation de chacun; sortant du tribunal enti\u00e8rement nu. C&rsquo;est le tribunal et le cr\u00e9ancier qui deviennent honteux, car ils sont d\u00e9couverts comme maintenant un syst\u00e8me qui utilise la dette pour d\u00e9pouiller les gens de leurs terres.<\/p>\n<p><strong>Fais deux fois plus de pas<\/strong><\/p>\n<p>Le dernier exemple que donne J\u00e9sus est le suivant : si un membre des forces d&rsquo;occupation te force \u00e0 faire mille pas, fais-en deux mille avec lui (Matthieu 5, 41). Les soldats avaient le droit d&rsquo;imposer \u00e0 quelqu&rsquo;un de porter leur bagage. Mais la loi militaire exigeait que ces bagages soient rendus apr\u00e8s la borne de mille, de fa\u00e7on \u00e0 ne pas exploiter la population civile de mani\u00e8re excessive. En portant les bagages pendant un second mille, le paysan n&rsquo;est pas seulement en train \u00ab\u00a0d&rsquo;aller au-del\u00e0 de ses limites\u00a0\u00bb, comme les commentateurs aiment \u00e0 l&rsquo;expliquer, mais il est en train de mettre le soldat en danger ! Imaginez la confusion du soldat ! Pourquoi le paysan fait-il cela ? Que m&rsquo;arrivera-t-il si je suis pris ? Que me dira le centurion ?<\/p>\n<p>A travers ces trois exemples, J\u00e9sus montre ainsi \u00e0 ses auditeurs comment, \u00e0 partir d&rsquo;une situation d&rsquo;impuissance, devenir ma\u00eetre de ce qui se passe en utilisant le bon moment pour faire basculer le syst\u00e8me, comme pour une prise de judo. Ceci n&rsquo;est pas de la \u00ab\u00a0non-r\u00e9sistance\u00a0\u00bb au mal. C&rsquo;est de la non-violence active. Ce n&rsquo;est pas de la passivit\u00e9. C&rsquo;est actif, agressif et courageux.<\/p>\n<p><strong>Un amour exigeant<\/strong><\/p>\n<p>Certains pacifistes interpr\u00e8tent ces paroles de J\u00e9sus comme un appel \u00e0 refuser toute r\u00e9sistance au mal. Ils n&rsquo;acceptent pas de se joindre \u00e0 des actions non-violentes ou de d\u00e9sob\u00e9issance civile, parce qu&rsquo;ils croient que de telles actions constituent une r\u00e9sistance au mal et exercent une contrainte. Cette position est bas\u00e9e sur une fausse ex\u00e9g\u00e8se. Les th\u00e9oriciens de la guerre juste ont eux aussi justifi\u00e9 leur position en partant de cette m\u00eame mauvaise compr\u00e9hension de Matthieu.<\/p>\n<p>Pourtant J\u00e9sus n&rsquo;a pas promu la non-r\u00e9sistance. Il a appel\u00e9 \u00e0 la non-violence. Et sa mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre non-violent est bien plus agressive que certains pacifistes ne l&rsquo;auraient souhait\u00e9. La non-violence est coercitive. J\u00e9sus n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 utiliser la honte, la condamnation, le ridicule et d&rsquo;autres formes \u00ab\u00a0d&rsquo;amour exigeant\u00a0\u00bb afin de lib\u00e9rer l\u2019opprim\u00e9 de son oppresseur, et l&rsquo;oppresseur de son p\u00e9ch\u00e9.<\/p>\n<p>Il nous permet ainsi de d\u00e9passer les vieux arguments du pacifisme comme ceux de la guerre juste. J\u00e9sus est clairement contre la violence et l&rsquo;oppression, quelles qu&rsquo;en soient les formes. Le temps est venu maintenant pour les chr\u00e9tiens de toutes d\u00e9nominations de reconna\u00eetre et de mettre en pratique cette non-violence qui est au c\u0153ur de l&rsquo;Evangile.<\/p>\n<p>J\u00e9sus nous enseigne une nouvelle voie, qui bannit tant la passivit\u00e9 que la guerre. Nous devons abandonner l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il puisse y avoir des guerres justes. Peut-\u00eatre serait-il bon d&rsquo;abandonner \u00e9galement le terme \u00ab\u00a0pacifiste\u00a0\u00bb, en raison de sa connotation passive qui ne laisse aucune place \u00e0 l&rsquo;esp\u00e9rance et de son fondement non conforme aux Ecritures. Plut\u00f4t que de se dire \u00ab\u00a0pacifistes\u00a0\u00bb, nous devrions insister sur le fait que nous sommes simplement des chr\u00e9tiens. Car quel pourrait \u00eatre le sens de l&rsquo;existence des chr\u00e9tiens, si ce n&rsquo;est d&rsquo;\u00eatre le peuple engag\u00e9 dans la venue de l&rsquo;ordre de Dieu, lib\u00e9r\u00e9 de toute domination ?<\/p>\n<p>Walter Wink<\/p>\n<p>Traduction : Henriette Tourne<\/p>\n<p><strong>Source : <\/strong><em><strong>Cahiers de la R\u00e9conciliation<\/strong><\/em><strong>, n\u00b0 2 &#8211; 1994, p. 12-15.<\/strong><\/p>\n<p><em>Walter Wink (1935-2012) \u00e9tait un membre de l&rsquo;Assembl\u00e9e quaker du sud Berkshire dans le Massachusetts (Etats-Unis), Son ouvrage, <\/em>Engaging the power<em> (Fortress Press, 1992) d\u00e9veloppe plus largement le th\u00e8me de cet article paru dans\u00a0 les <\/em>Cahiers de la R\u00e9conciliation<em> en 1994.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup de \u00ab\u00a0pacifistes\u00a0\u00bb continuent \u00e0 fonder leur opposition \u00e0 la violence et \u00e0 la guerre sur une mauvaise compr\u00e9hension de l&rsquo;enseignement de J\u00e9sus et beaucoup de th\u00e9ologiens font de m\u00eame. 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